Parties principales
Vendeurs : les consorts PRUDON-DELAYE
- Jeanne DELAYE, veuve d’Antoine PRUDON cadet (1805-1861), frère d’Antoine PRUDON aîné
- Ses fils Joseph PRUDON (né le 12 décembre 1838) et Pierre PRUDON, avec Marguerite DAUBARD, épouse de Joseph
- Représentés par leur mandataire Philippe REBOUX, en vertu d’une procuration du 6 novembre 1877
- Obligés solidairement à la garantie
Acquéreuse : Catherine PRUDON
- Née le 21 février 1845 à Bergesserin (32 ans)
- Veuve de Pierre HUMBERT cadet, épousé le 20 novembre 1871
- Filiation : fille de Jeanne DELAYE et d’Antoine PRUDON cadet, sœur des vendeurs
- Cousine germaine de Benoît et Claude PRUDON
- Signe l’acte
Conditions de la vente
- Bien : un tènement à Bergesserin, lieu-dit la Serpenteuse : bâtiments d’habitation et d’exploitation, cour, jardin et dépendances, avec une parcelle de terre et pré d’environ 24 ares. Au nord, Louis MOREAU ; à l’est, LABORIER ; au sud et à l’ouest, Pierre HUMBERT aîné. Un chemin d’accès est commun avec les sieurs HUMBERT, acquéreurs du surplus.
- Origine : les biens d’Antoine PRUDON cadet, donnés par sa veuve à leurs quatre enfants le 24 février 1874 ; après licitation, Joseph et Pierre en sont restés seuls propriétaires indivis.
- Prix : 1 380 francs : 900 francs comptant, entre les mains du mandataire, et 480 francs payables le 3 décembre 1883, avec intérêts à 5 %.
- Jouissance : immédiate ; impôts à la charge de l’acquéreuse au 1er janvier suivant ; frais et transcription à sa charge.
Témoins et réseau social
| Nom | Profession | Lien avec parties |
|---|---|---|
| Philippe REBOUX | Boulanger, Cluny | Mandataire des vendeurs (signe) |
| Claudine PRUDON | – | Quatrième enfant de Jeanne DELAYE, non partie |
| Louis MOREAU | – | Voisin au nord |
| LABORIER | – | Voisin à l’est |
| Pierre HUMBERT aîné | – | Voisin au sud et à l’ouest |
L’acte est reçu par deux notaires, sans témoins instrumentaires.
🔗 Connexions notariales
L’acte est reçu en son étude par le notaire Louis Henri CHAMPLY, de Cluny, et son collègue. Le même jour, Benoît PRUDON achète deux terres aux mêmes consorts ; le 28 septembre précédent, la même étude avait reçu la licitation du Champ des Rentes entre Benoît et Claude (doc 200701). Le lot d’Antoine cadet venait de la donation-partage d’Adrienne DARGAUD, en 1841 (doc 199315). L’acte porte par erreur « mil huit cent soixante dix deux » : il est bien de 1877.
Contexte familial
La branche cadette : le dit-nom PRUDON-DELAYE distingue la famille d’Antoine cadet de celle de son frère aîné, son homonyme. Seize ans après sa mort, l’indivision se dénoue, et la maison de la Serpenteuse reste dans la famille.
Fortunes : 1 380 francs, environ 550 journées de manœuvre. Le crédit de 480 francs à six ans aide la fille veuve à racheter la maison.
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