Parties principales
Vendeur : Antoine PRUDON
- Profession : Propriétaire cultivateur
- Résidence : aux Charrières, Bergesserin (71030)
- Né le 20 décembre 1799 à Bergesserin (54 ans)
- Vend en son nom et en se portant fort de ses trois enfants, copropriétaires indivis du pré
- Signe l’acte
Copropriétaires représentés : Marie, Benoît et Claude PRUDON
- Marie, fille du premier lit, « fille mineure » selon l’acte : née le 15 décembre 1832, elle a 21 ans et est majeure depuis sept mois
- Benoît (9 ans) et Claude (6 ans), fils du second lit
- Absents : leur père promet de rapporter leur ratification
Acquéreur : Claude DESPREZ
- Profession : Cultivateur
- Résidence : en Chatelaine, Bergesserin (71030)
- Né le 13 février 1834 à Bergesserin, « n’ayant encore que vingt ans accomplis » : il est mineur
- Filiation : fils de Claude DESPRES et de Françoise GAUTHERON
- Signe l’acte
Prêteuse : Françoise LAMAIN
- Épouse de Jacques DEVAUX, sabotier à Bergesserin, séparée de biens par contrat devant Me BOISMENU, notaire à Cluny (1851)
- Née le 7 avril 1779 à Château (75 ans)
- Veuve en premières noces de Jacques PRUDON, oncle du vendeur, puis de Sébastien FAILLANT
- Grand-tante de l’acquéreur, que l’acte appelle « son neveu »
- Agit « sans son concours », grâce à sa séparation de biens
- Ne sait pas signer
Conditions de la vente
- Bien : un pré à Bergesserin, section E n° 137 de la matrice cadastrale, de 7 ares 80 centiares, le « pré du Trait » des actes de 1858. À l’est, COMBY ; au nord, LAGARDE ; à l’ouest, Antoine PRUDON cadet, frère du vendeur ; au sud, un chemin de desserte.
- Origine : acheté vers 1824 à Jacques CARRAND et Marie COUTURIER, de Pressy-sous-Dondin, devant Me PONDEVAUX cadet, pendant la communauté avec Marie LITAUDON. Après les décès de celle-ci (1841) et de son fils Antoine (1853), le père et ses trois enfants en sont « propriétaires indivis ».
- Prix : 200 francs, payés comptant par Françoise LAMAIN « en l’acquit » de l’acquéreur. Les deniers viennent d’une créance de 1 800 francs sur PATAUD aîné, de Buffières.
- Prêt : l’acquéreur rendra les 200 francs, avec intérêts à 5 %, le 18 juillet 1855, en l’étude du notaire. La prêteuse est subrogée dans le privilège du vendeur.
- Clauses : porte-fort pour les trois enfants ; aucun recours pour différence de mesure, « fût-elle de plus d’un vingtième » ; jouissance immédiate ; frais à la charge de l’acquéreur.
Témoins et réseau social
| Nom | Profession | Lien avec parties |
|---|---|---|
| Antoine PRUDON cadet | Bergesserin | Frère du vendeur, voisin à l’ouest |
| Jacques DEVAUX | Sabotier, Bergesserin | Mari de la prêteuse, n’intervient pas |
| COMBY | – | Voisin à l’est |
| LAGARDE | – | Voisin au nord |
L’acte est reçu par deux notaires, sans témoins instrumentaires.
🔗 Connexions notariales
L’acte est reçu par le notaire Julien Prudence FERRET, de Cluny, et son collègue, probablement Me DELORME. Il est enregistré à Cluny le 28 juillet 1854. La liquidation du 25 septembre 1858 (doc 200702) compte ces 200 francs dans la masse de la première communauté, et la déclaration de mutation par décès de 1860 (doc 233696) cite la vente parmi les reprises du mari.
Contexte familial
En famille : le père vend pour ses enfants, la veuve de son oncle paie, le petit-neveu de celle-ci achète, et le frère du vendeur est voisin du pré.
Prix : 25,60 francs l’are, le prix d’un bon pré, plus du double des terres achetées par Antoine vers 1827-1830.
Commentaires récents