Quittance des époux CHÂTELET à Marie MARTIN

Type d'acte : Quittance

Date : 03 janvier 1860

Notaire : Barthélémy DELORME

Lieu : Cluny (71137)

Cote Archives : AD71, 3E 12379

Parties principales

Créancière : Marie PRUDON

  • Épouse d’Étienne CHÂTELET, « procédant sous son autorisation »
  • Née le 15 décembre 1832 à Bergesserin (27 ans)
  • Fille du premier lit d’Antoine PRUDON, elle a renoncé à sa succession le 3 décembre 1859
  • Créancière des 4 000 francs restant dus sur la licitation du 6 novembre 1858
  • Ne sait pas signer

Mari : Étienne CHÂTELET

  • Profession : « Propriétaire cultivateur & huilier »
  • Résidence : Sivignon, commune de Suin
  • Né le 24 novembre 1830 à Suin (29 ans)
  • Ne sait pas signer

Payante : Marie MARTIN

  • Veuve d’Antoine PRUDON depuis quatre mois, « leur belle-mère »
  • Résidence : aux Charrières, Bergesserin (71030)
  • Née le 27 avril 1815 à Bergesserin (44 ans)
  • Paie « à l’acquit de la succession » de son mari, comme tutrice de ses fils mineurs Benoît et Claude, seuls héritiers
  • Ne sait pas signer

Contenu de l’acte

  • Paiement : 900 francs comptant : 120 francs pour une année d’intérêts à 3 %, échue le 16 décembre 1859, et 780 francs à compte sur le capital.
  • Solde : le capital tombe à 3 220 francs : 220 francs, reste du premier terme échu, à 5 %, et 3 000 francs à 3 %, « sans novation ni dérogation » au contrat de 1858.
  • Origine des deniers : l’emprunt fait le jour même par Marie MARTIN à Anne PANNETIER veuve DUNION, sous la caution de Jacques PRUDON. La prêteuse est subrogée dans le privilège de la créancière.
  • Préférence : la femme CHÂTELET garde la priorité pour ce qui lui reste dû.
  • Garantie : le privilège du vendeur, inscrit au bureau des hypothèques de Mâcon le 19 octobre 1859.

Témoins et réseau social

NomProfessionLien avec parties
Anne PANNETIERVeuve DUNION, ClunyPrêteuse, subrogée dans le privilège
Jacques PRUDONBergesserinCousin germain du défunt, caution de l’emprunt

L’acte est reçu par deux notaires, sans témoins instrumentaires. Aucun des trois comparants ne sait signer.

🔗 Connexions notariales

L’acte est reçu par le notaire Barthélémy DELORME et son collègue Benoît CHACHUAT, de Cluny. Il est enregistré à Cluny le 11 janvier 1860. C’est l’acte jumeau de l’obligation passée le même jour devant les mêmes notaires (doc 231658). Il exécute la licitation du 6 novembre 1858 (doc 199316) ; le 16 décembre 1860, une seconde quittance ramène le capital à 2 000 francs (doc 233694-bis).

Contexte familial

De veuve à veuve : la belle-mère paie sa belle-fille avec l’argent d’une veuve de Cluny, garanti par le cousin du défunt.

Fortunes : un refinancement plutôt qu’un remboursement : 900 francs dus à 3 % sont remplacés par 900 francs dus à 5 %, et le coût annuel passe de 27 à 45 francs.

Publié le : 6 novembre 2026 | Par : Cyrille