Parties principales
Vendeur : Benoît AUGOYAT
- Profession : Propriétaire
- Résidence : Bergesserin (71030)
- Filiation : fils de feu Claude AUGOYAT, cultivateur à Bergesserin
- Vend une terre recueillie dans la succession de son père
- Signe l’acte
Acquéreur : Antoine PRUDON
- Profession : Cultivateur
- Résidence : Bergesserin (71030)
- Né le 20 décembre 1799 à Bergesserin (24 ans)
- Désigné « fils de Benoît » : son contrat de mariage de 1823 l’oblige à vivre avec ses parents
- Marié depuis le 22 avril 1823 à Marie LITAUDON, qui n’intervient pas : l’achat tombe dans la communauté
- Signe l’acte
Conditions de la vente
- Bien : une pièce de terre au territoire de Bergesserin, lieu-dit L’Étang, « contenant environ troize ares ». Au matin, une terre de Jean LABORIER ; au midi et au nord, les terres de Benoît PRUDON, père de l’acquéreur ; au nord encore, une portion du pré de François CHAPUIS ; à l’occident, une terre des héritiers de Marie PRUDON veuve MARTIN.
- Origine : le bien appartient au vendeur « du chef de Claude AUGOYAT son père décédé, cultivateur audit Bergesserin ».
- Prix : 60 francs, « payé à l’instant en monnaie du cours actuel », avec quittance. Le coût de l’acte est à la charge de l’acquéreur.
- Jouissance : immédiate, sans aucune portion colonique réservée au vendeur ; impôts à partir du 1er janvier suivant.
- Garantie : vente franche de toutes dettes, rentes, pensions, hypothèques, troubles et évictions.
Témoins et réseau social
| Nom | Profession | Lien avec parties |
|---|---|---|
| Benoît PRUDON | Bergesserin | Père de l’acquéreur, voisin au midi et au nord |
| Jean LABORIER | – | Voisin au matin |
| François CHAPUIS | – | Voisin au nord (pré) |
| Héritiers de Marie PRUDON veuve MARTIN | – | Voisins à l’occident |
L’acte est reçu par deux notaires, sans témoins instrumentaires.
🔗 Connexions notariales
L’acte est reçu en son étude de Cluny par le notaire royal Marcel Marguerite PONDEVAUX, le cadet, à ne confondre ni avec Louis PONDEVAUX, l’aîné, de Cluny, ni avec Jean-François PONDEVAUX, de Dompierre-les-Ormes. C’est le premier achat connu d’Antoine PRUDON. L’inventaire après décès de 1859 (doc 199101) le cite en tête de ses titres, sans le prix. La liquidation du 25 septembre 1858 (doc 200702) estime la terre 100 francs, et Marie PRUDON en cède sa part à son père le 6 novembre 1858 (doc 199316).
Contexte géographique
Distance : La parcelle est serrée entre deux terres du père de l’acquéreur : Antoine arrondit le tènement familial plutôt que de s’établir ailleurs.
Prix : 4,60 francs l’are, à peu près le prix d’une vache : onze jours plus tard, à Montchanin, on en prise une 60 francs (doc 230492). C’est le prix à l’are le plus bas de ses achats connus.
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