Parties principales
Défunt : Antoine PRUDON
- Propriétaire cultivateur aux Charrières, Bergesserin (71030)
- Né le 20 décembre 1799 à Bergesserin
- Décédé le 7 septembre 1859 à Bergesserin (59 ans)
- Veuf de Marie LITAUDON (†14 mars 1841), remarié le 2 novembre 1841 à Marie MARTIN
- Laisse un testament olographe du 22 mai 1857
Requérante : Marie MARTIN
- Veuve du défunt, née le 27 avril 1815 à Bergesserin (44 ans)
- Tutrice légale de ses fils mineurs
- Légataire de l’usufruit du quart
- Ne sait pas signer
Héritier : Benoît PRUDON
- Fils du défunt et de Marie MARTIN, né le 30 septembre 1844 aux Charrières (15 ans)
- Légataire du quart par préciput
Héritier : Claude PRUDON
- Fils du défunt et de Marie MARTIN, né le 5 juillet 1848 (11 ans)
Héritière : Marie PRUDON
- Fille du défunt et de Marie LITAUDON, née le 15 décembre 1832 (26 ans)
- Épouse d’Étienne CHÂTELET depuis janvier 1859, présent avec elle
- Ne sait pas signer
Subrogé tuteur : Jacques PRUDON
- Cousin germain du défunt, né le 5 mars 1799 à Bergesserin
- Ne sait pas signer
Contenu de l’acte
- Lieu et horaire : aux Charrières, de neuf heures du matin à cinq heures du soir : maison basse, chambre au nord, greniers, écurie, grange, cave.
- Mobilier : 1 142,65 francs. Le lit de noyer à colonne, 70 francs ; l’horloge dans sa caisse de cerisier, 45 francs ; quatre vaches et un jeune taureau ; un char à quatre roues et trois charrues ; du froment, du seigle et des pommes de terre.
- Actif : interrogée, la veuve répond « que l’actif est néant ».
- Passif : 6 776,45 francs, dont 4 000 francs dus à Marie PRUDON (licitation de 1858) et 1 400 francs à Marcel Marguerite PONDEVAUX (obligation de 1844). Le reste fait défiler le village : le curé, deux médecins de Cluny, le pharmacien, les artisans, l’épicier, la domestique, et l’instituteur CARON, « cinq francs pour livres fournis aux enfants ».
- Papiers : cinq titres d’acquisition, de la terre de l’Étang (1824) à l’achat COUTURIER (1841) ; l’inventaire de Marie LITAUDON (1841) ; le contrat de mariage avec Marie MARTIN (1841) ; un billet de 380 francs souscrit en 1835 à Me PONDEVAUX cadet, acquitté en 1844.
Témoins et réseau social
| Nom | Profession | Lien avec parties |
|---|---|---|
| Joachim CHACHUAT | Propriétaire, maire de Bergesserin | Expert priseur, assermenté devant le juge de paix de Cluny ; vendeur des Charrières en 1830 |
| Benoît JANIN | Propriétaire cultivateur, Bergesserin | Témoin |
| Joseph PERRIER | Propriétaire cultivateur, Bergesserin | Témoin |
| Étienne CHÂTELET | – | Gendre du défunt, époux de Marie PRUDON |
🔗 Connexions notariales
L’inventaire est dressé par le notaire Barthélémy DELORME, de Cluny, le lendemain du dépôt en son étude du testament olographe du 22 mai 1857. La déclaration de mutation par décès est faite au bureau de Cluny le 5 mars 1860 (doc 233696). Le compte de tutelle de 1869 reprend ce passif, porté à 6 823,45 francs.
Contexte familial
Deux lits : autour du même inventaire, la veuve et ses deux fils mineurs, la fille du premier lit et son mari. Le 3 décembre 1859, Marie PRUDON renonce à la succession de son père au greffe du tribunal civil de Mâcon.
Fortunes : 1 142,65 francs de meubles pour 6 776,45 francs de dettes : sans les immeubles, qu’un inventaire ne prise pas, la succession serait lourdement déficitaire.
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