Parties principales
Vendeur : Joachim CHACHUAT
- Profession : Maréchal-taillandier
- Vend solidairement avec son épouse
- Signe l’acte
Venderesse : Pierrette BAUDOT
- Épouse de Joachim CHACHUAT
- Les biens viennent de la succession de ses parents
- Ne sait pas signer
Acquéreur : Antoine PRUDON
- Profession : Propriétaire cultivateur
- Résidence : Bergesserin (71030)
- Âge : 30 ans
- Signe l’acte
Conditions de la vente
- Biens : quatre pièces, environ 2,72 hectares : un pré dit Clouzot ou Cléau (environ 40 ares) et une terre verchère aux Charrières (environ 72 ares), à Bergesserin ; une terre aux Champs des Ruets (environ 1 ha 44 a) et la terre des Paquiers (environ 16 ares), à Curtil-sous-Buffières. La dernière touche déjà une terre d’Antoine.
- Voisinage : la « veuve de Benoît PRUDON », selon toute vraisemblance Adrienne DARGAUD, mère d’Antoine, veuve depuis six mois, touche le pré et la verchère.
- Prix : 3 000 francs, payables le 11 novembre 1830 (Saint-Martin), avec intérêt à 5 % au-delà. Le prix est versé à Me CROZET, avoué à Mâcon, pour Mme veuve ROBERT, créancière des vendeurs pour 4 000 francs.
- Garanties : garantie solidaire des vendeurs ; indemnité de 36 francs si Benoît AUGOYAT revendique une parcelle contiguë aux Ruets ; Antoine hypothèque ses biens de La Chapelle-du-Mont-de-France.
- Jouissance : au 11 novembre 1830 ; impôts à partir du 1er janvier 1831.
Témoins et réseau social
| Nom | Profession | Lien avec parties |
|---|---|---|
| Veuve de Benoît PRUDON | Bergesserin | Voisine du pré et de la verchère, probablement la mère de l’acquéreur |
| Antoine JANAN | Bergesserin | Voisin du pré et de la verchère |
| Benoît AUGOYAT | Curtil-sous-Buffières | Voisin aux Ruets, revendication possible |
| Mme veuve ROBERT et Me CROZET | Mâcon | Créancière des vendeurs et son mandataire |
L’acte ne nomme pas de témoins : seuls l’acquéreur et le vendeur signent avec les notaires.
🔗 Connexions notariales
L’acte est reçu en son étude par le notaire royal Marcel Marguerite PONDEVAUX, dit le cadet, de Cluny, et son collègue. La quittance est donnée le 21 décembre 1830 devant Me BONNET, à Mâcon (inventaire de 1841, doc 199100). Joachim CHACHUAT reparaît en 1841 et en 1859 comme maire de Bergesserin et expert des inventaires (docs 199100 et 199101). Le 12 novembre 1830, lendemain de l’échéance, Antoine et Marie vendent deux propres de Marie (vente DARGAUD).
Contexte géographique
Distance : Bergesserin et Curtil-sous-Buffières, autour de la maison familiale : la verchère des Charrières deviendra le cœur du domaine PRUDON. Le paiement tombe à la Saint-Martin, terme habituel des comptes à la campagne.
Prix : Environ 1 100 francs l’hectare. Les 3 000 francs représentent six à neuf ans de salaire d’un journalier : c’est de loin le plus gros achat d’Antoine, financé semble-t-il en partie par les ventes des propres de Marie à La Chapelle-du-Mont-de-France.
Commentaires récents