Parties principales
Époux : François DESMURS
- Résidence : Bergesserin (71030)
- Profession : Propriétaire cultivateur
- Né le 4 février 1790 à Saint-Bonnet-de-Joux (71394) (36 ans)
- Filiation : fils de feu Pierre DESMURS et de feu Marguerite JANIN
- Veuf de Marie JANIN puis de Marie LACHANELLE : c’est son troisième mariage
Épouse : Jeanne Aimée MARTIN
- Dite Aimée, domestique chez M. BLAIS à Bergesserin
- Née le 3 juillet 1791 à Bergesserin (35 ans)
- Filiation : fille de feu Claude MARTIN, cultivateur (†1822), et de feu Françoise PRUDON (†1824)
- Mère d’une fille naturelle, Marie MARTIN, née en 1815
Conventions du contrat
- Régime : communauté réduite aux acquêts ; le survivant prélève ses nippes, linges et hardes avant tout partage.
- Apport de l’époux : tous ses biens, dont le mobilier décrit dans l’inventaire dressé par Me PONDEVAUX le 3 avril 1826.
- Apport de l’épouse : environ 618 francs : une créance de 200 F sur son frère Benoît, un meuble à deux portes (50 F), un lit garni et quatre draps (40 F), six serviettes et six tabliers (6 F), son trousseau (72 F), 50 F de gages et d’épargnes, et 200 F prêtés sur parole à quatre voisins, que le mari ne recevra que s’il parvient à les recouvrer.
- Douaire : une pension viagère de 10 francs par an à l’épouse si elle survit.
- Pour la fille naturelle : 100 F dus par Benoît MARTIN sont réservés en paraphernal et donnés à Marie, payables à sa majorité.
- Reprise : si elle renonce à la communauté, l’épouse reprend tous ses apports, francs et libres de dettes.
Témoins et réseau social
| Nom | Profession | Lien avec parties |
|---|---|---|
| Benoît MARTIN | Laboureur | Frère de l’épouse |
| Pierre MARTIN | Vigneron | Frère de l’épouse |
| Claude PARIAUD | – | Beau-frère de l’épouse |
| Marie PRUDON, veuve MONTILLET | – | Tante de l’épouse |
| Jacques MARTIN | – | Neveu de l’épouse |
| Jacques JANAN | – | Cousin de l’époux |
| Antoine JANIN | – | Beau-frère de l’époux |
| Claude DESPRÉS | – | Ami des futurs |
🔗 Connexions notariales
Le contrat est reçu à Cluny par le notaire royal Louis PONDEVAUX aîné (minute n° 445), qui avait dressé huit mois plus tôt l’inventaire du mobilier de l’époux. François DESMURS devient le beau-père de Marie MARTIN, qui le désigne comme tel dans son contrat de mariage avec Antoine PRUDON en 1841 (doc 200699) ; la créance de 100 francs constituée ici figure encore dans sa dot.
Contexte géographique
Distance : Deux familles de Bergesserin. Orpheline de père et de mère, Aimée est entourée de ses frères, d’un beau-frère, d’une tante et d’un neveu ; côté époux, les JANIN de sa première union sont toujours là.
Fortunes : Une dot sans un lopin de terre, faite de meubles et de créances, qui représente environ 400 journées de travail. Le douaire de 10 francs est symbolique ; les 100 francs mis de côté pour Marie, environ 65 journées, sont une précaution.
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