CM Étienne CHÂTELET x Marie PRUDON

Type d'acte : Contrat de Mariage

Date : 25 janvier 1859

Notaire : Barthélémy DELORME

Lieu : Bergesserin (71030)

Cote Archives : AD71, 3E 12377

Parties principales

Époux : Étienne CHÂTELET

  • Résidence : Sivignon, commune de Suin (71529)
  • Profession : Propriétaire et huilier
  • Né le 24 novembre 1830 à Suin (28 ans)
  • Filiation : fils de feu Antoine CHÂTELET et de Marguerite LITAUDON, remariée à Pierre DESBOIS, propriétaire à Curtil-sous-Buffières, présents

Épouse : Marie PRUDON

  • Résidence : chez son père, aux Charrières, Bergesserin (71030)
  • Profession : Propriétaire cultivatrice
  • Née le 15 décembre 1832 à Bergesserin (26 ans)
  • Filiation : fille d’Antoine PRUDON, propriétaire, présent, et de feu Marie LITAUDON

Conventions du contrat

  • Régime : communauté réduite aux acquêts. Restent propres les biens présents et ceux reçus par donation, succession ou legs ; chacun paie ses dettes.
  • Apport de l’époux : des bâtiments, dépendances et une huilerie à Sivignon, reçus de son beau-père Pierre DESBOIS en échange de ses biens paternels.
  • Dot de l’épouse : 4 000 francs dus par son père, « en reste du prix » auquel, après compte de tutelle, elle lui a cédé ses droits dans la succession de sa mère le 6 novembre 1858 ; payables en quatre annuités de 1 000 francs, avec intérêt à 3 %.
  • Renonciation (art. 7) : l’épouse et ses héritiers pourront renoncer à la communauté et reprendre ses biens francs et quittes.

Témoins et réseau social

NomProfessionLien avec parties
Jean-Baptiste CORONInstituteur, BergesserinTémoin
Laurent JANANPropriétaire cultivateur, BergesserinTémoin
Marguerite LITAUDON et Pierre DESBOISCurtil-sous-BuffièresMère et beau-père de l’époux, présents
Antoine PRUDONPropriétaire, BergesserinPère de l’épouse, présent

🔗 Connexions notariales

Le contrat est reçu aux Charrières par le notaire Barthélémy DELORME, de Cluny, qui avait reçu la liquidation et le compte de tutelle du 25 septembre 1858 (doc 200702) puis la cession du 6 novembre 1858 (doc 199316). Antoine PRUDON meurt sept mois plus tard, le 7 septembre 1859 : la créance de 4 000 francs pèse alors sur sa succession (inventaire du 31 octobre 1859, doc 199101).

Contexte géographique

Distance : De Bergesserin à Sivignon, sur la commune de Suin. L’époux est le fils d’une LITAUDON, comme l’épouse : le mariage renoue avec la parenté maternelle de Marie (lien exact à préciser).

Fortunes : Les 4 000 francs représentent 2 000 à 2 600 journées de travail, bien au-dessus d’une dot paysanne ordinaire. Mais ce n’est pas un franc comptant : c’est une créance sur un père lourdement endetté, que le contrat fixe juste avant sa mort.

Publié le : 2 novembre 2026 | Par : Cyrille