Parties principales
Époux : Benoît PRUDON
- Résidence : les Charrières, Bergesserin (71030)
- Profession : Propriétaire cultivateur
- Né le 30 septembre 1844 à Bergesserin (43 ans)
- Filiation : fils de feu Antoine PRUDON et de Marie MARTIN, veuve, propriétaire à Bergesserin
- Veuf d’Antoinette DESCOMBES (†2 mars 1884), avec enfants
- Signe l’acte
Épouse : Marie SÉNÉGAL
- Résidence : Bergesserin, chez ses parents
- Profession : Couturière
- Née le 8 septembre 1866 à Bergesserin (21 ans)
- Filiation : fille de Vincent SÉNÉGAL, propriétaire cultivateur, et de Claudine GELIN, présents, qui l’assistent
- Signe l’acte (« Sénégal Marie »)
Conventions du contrat
- Régime : communauté réduite aux acquêts. Les biens présents et à venir restent propres, chacun paie ses dettes, et les effets personnels, évalués 100 francs par époux, sont exclus.
- Apport de l’époux : le mobilier, les animaux et les outils d’agriculture de son domicile, décrits dans l’inventaire après décès d’Antoinette DESCOMBES du 28 mai 1884 et estimés 2 398,35 francs. Il déclare ses créances égales à ses dettes.
- Apport de l’épouse : 1 160 francs « provenant de ses gains et épargnes » : 1 000 francs placés sur diverses personnes connues du futur, un lit complet en noyer (100 F) et six draps (60 F).
Témoins et réseau social
| Nom | Profession | Lien avec parties |
|---|---|---|
| Vincent SÉNÉGAL | Propriétaire cultivateur, Bergesserin | Père de l’épouse (ne sait pas signer) |
| Claudine GELIN | Bergesserin | Mère de l’épouse (ne sait pas signer) |
L’acte ne nomme aucun autre témoin. Au bas de la minute : « Prudon, Sénégal Marie, Carré ».
🔗 Connexions notariales
Le contrat est reçu en son étude par le notaire Benoît CARRÉ, de Cluny (minute n° 6662), et enregistré à Cluny le 10 novembre 1887. Le même notaire avait dressé l’inventaire après décès d’Antoinette DESCOMBES le 28 mai 1884 (doc 157428). Le premier contrat de Benoît est celui de 1868 (doc 168118).
Contexte géographique
Distance : Deux familles de propriétaires cultivateurs de Bergesserin, sans écart de fortune marqué.
Signatures : Les 1 000 francs de la mariée représentent 330 à 400 journées de travail : une épargne considérable pour une couturière de 21 ans. Elle signe de son nom, quand ses parents « ont déclaré ne savoir le faire ».
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