Parties principales
Époux : Antoine PRUDON
- Résidence : aux Charrières, Bergesserin (71030)
- Profession : Propriétaire
- Né le 20 décembre 1799 à Bergesserin (41 ans)
- Filiation : fils de feu Benoît PRUDON et d’Adrienne DARGAUD, présente
- Veuf de Marie LITAUDON (†14 mars 1841), père de deux enfants mineurs, Antoine et Marie
Épouse : Marie MARTIN
- Résidence : Bergesserin, chez François DESMURS
- Profession : Tailleuse
- Née le 27 avril 1815 à Bergesserin (26 ans)
- Filiation : fille naturelle d’Aimée MARTIN, femme de François DESMURS
- Ne sait pas signer
Conventions du contrat
- Régime : communauté réduite aux acquêts ; chacun reprend son trousseau personnel.
- Dettes : les dettes antérieures au mariage restent à la charge de celui qui les a contractées.
- Faculté de renonciation (art. 3) : l’épouse pourra renoncer à la communauté et reprendre ses apports « franc et quitte de toutes dettes même de celles au paiement desquelles elle se trouverait obligée solidairement avec son mari ».
- Apport de l’époux : ses biens tels que constatés par l’inventaire du 2 juin 1841 et ses droits dans la communauté PRUDON-LITAUDON.
- Dot de l’épouse : 1 200 francs : 900 F en argent et créances, 100 F dus par la succession de Benoît MARTIN, une armoire en noyer et chêne (60 F), un lit complet (100 F) et du linge de maison (40 F), plus son trousseau, non estimé.
Témoins et réseau social
| Nom | Profession | Lien avec parties |
|---|---|---|
| Adrienne DARGAUD | Propriétaire, Bergesserin | Mère de l’époux, présente (ne signe pas) |
| Parents et amis | – | Signataires, non nommés |
La transcription ne nomme pas les témoins : « le futur et quelques parents et amis ont signé avec les notaires ».
🔗 Connexions notariales
Le contrat est reçu par le notaire Claude Marie DESROCHES, de Cluny, qui avait dressé le 2 juin 1841 l’inventaire après décès de Marie LITAUDON (doc 199100) auquel renvoie l’article 4. Le mariage est célébré le 2 novembre 1841 à Bergesserin, et Adrienne DARGAUD partage ses biens entre ses enfants le 10 décembre suivant (doc 199315). Le premier contrat d’Antoine, en 1823, avait adopté le même régime (doc 232563).
Contexte géographique
Distance : Deux familles de Bergesserin. Six mois séparent la mort de la première épouse et le second mariage.
Fortunes : L’inventaire de juin aligne 486 francs d’actif contre 4 840 francs de passif, dont 3 800 francs dus pour deux fonds achetés à crédit le 21 février 1841. D’où l’article 3, qui met la dot de Marie à l’abri des créanciers de son mari. Cette dot de 1 200 francs représente 600 à 800 journées de travail.
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